Étiquettes?

Je désire à ne pas coller l’étiquette aux personnes ni aux événements ou situations 🙂 . J’avais déjà partagé ce texte à ce sujet.

Mais au-delà des étiquettes évidentes qu’on peut estimer normal d’éviter comme celles liées à la couleur de peau ou à la religion, je veux parler des étiquettes qu’on se colle entre nous dans le contexte du quotidien.

Je peux très bien ne pas apprécier une situation ou le comportement d’une personne mais pourquoi coller une étiquette « bonne » ou « mauvaise » à celle-ci?

Je peux reconnaître et accepter le fait que cette attitude ou cet événement ne me convient pas, mais peut convenir à un(e) autre, même si ce comportement ou cette situation ne colle pas avec mon système de valeurs! Chacun fait son expérience.
Et puis le comportement d’une personne peut correspondre à ma propre comportement à un autre moment de ma vie! (ou d’une autre vie pour ceux qui y croient….). Ça m’invite à la tolérance 🙂 .  Chacun son chemin en fonction de ses capacités du moment.

Je pense aussi, et c’est très important selon moi, qu’il me faut vivre complètement mes sentiments à ce propos, voire d’agir en conséquence, il ne s’agit pas de suivre une morale qui m’empêche de vivre qui je suis maintenant! Si je veux avancer dans la vie, je trouve plus rapide de vivre pleinement chaque situation ou conflit plutôt que de mettre sous un tapis l’expression de ma gêne. Mais je n’ai pas besoin de juger pour vivre tout cela.  J’ai trouvé constructif de me mettre observateur de moi-même dans chaque situation inconfortable.  Je peux aussi essayer de choisir des mots qui n’agressent pas…
Pourtant je ne suis pas le dernier à juger ou coller les étiquettes…. Ça ne me plaît  pourtant pas. Je préfère essayer de voir « ce qui me sert » et « ce qui ne me sert pas », ai-je besoin de plus pour avancer?

Pour finir voici un texte sur les 5 émotions naturelles.

2 réflexions au sujet de « Étiquettes? »

  1. Voilà qui rappelle un conte chinois attribué à Lao-Tseu:

    Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :
    – « Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »

    Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :

    – « Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue ? Quel Malheur ! »

    Le paysan se montra plus circonspect :

    – « N’exagérons rien dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra ? »

    Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau :

    – «Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction.»

    – «Je n’irais pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase ?»

    Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?

    Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :

    – «Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre.»

    – «Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir.»

    Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

    – «Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.»

    «Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal.»

    Nous avons tous un cheval blanc mais veut-il nous conduire quelque part où simplement nous apprendre à voyager ?

  2. Merveilleux conte cher cousin! Un grand merci pour ce partage, j’ai envie d’en faire un article avec uniquement cette histoire belle et inspirante. Je l’avais déjà entendue mais beaucoup moins complète.
    Encore merci, je t’embrasse 🙂

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