Liberté

Suis-je libre? À quel point puis-je exprimer ma liberté compte tenu du contexte, des circonstances, des occasions, des limitations physiques dont je fais l’expérience. Je n’ai envisagé que deux attitudes diamétralement opposées: me voir comme créateur de ma propre vie, du moins de la manière dont je la perçois ou à l’inverse me considérer comme une victime, subissant les contraintes extérieures….

La première attitude est clairement inscrite dans un espace de liberté tandis que la deuxième ne lui laisse pas de place.
Comprenez-moi bien, tout en étant optimiste je me suis longtemps considéré comme une victime ou du moins tributaire d’une source extérieure (la création) dont je ne comprenais ni la logique ni le but. Tant que je me suis senti dépendant d’une source extérieure, j’en ai cherché une qui me paraissait convenable compte tenu de mes valeurs actuelles. La science m’a séduit mais elle n’explique qu’une partie des phénomènes physiques, n’explique pas fondamentalement l’origine de la vie et encore moins son sens! La religion m’a intéressé mais pas plus attiré car les réalités scientifiques mettent trop de temps à être reconnues, l’origine de la vie est trop sujette à interprétation, quant au but de la vie il m’a paru clairement noyé dans une nébuleuse incomplète! Je peux donc ne pas prendre mes responsabilités et faire confiance à une autorité « supérieure » que je considère plus sachante que moi: à partir de là se construisent des croyances, scientifiques ou religieuses, qui font appel à notre imaginaire et finissent malheureusement par créer des conflits….

Lorsqu’on est perdu, la tentation est grande de se référer à des livres et à des personnes qui font autorité dans leur domaine. Mais encore une fois ça nous enlève la responsabilité de penser par nous-même et de nous forger notre propre opinion.

Pour moi (ça a changé et ça peut changer encore… 😉 ) l’âme écrit le scénario des circonstances, du contexte dans le but de se créer des occasions de se redéfinir, de faire l’expérience d’elle-même ; tandis que l’égo le fait dans le but de maîtriser les circonstances physiques elles-même et d’imposer sa vision des choses, je l’ai expérimenté au prix d’une grande quantité d’énergie dépensée et parfois de souffrances. Les deux approches sont valables, je ne juge pas, je choisis maintenant la première, à chacun de se faire sa propre idée, sa propre expérience, et même sa propre thérapie, le tout c’est d’y croire! ( je ne me trouve pas clair en me relisant… Peut-être est-ce mon ego qui voudrait que ça le soit 😉 ).

Après avoir mis des décennies à chercher la vérité en dehors de moi, je me rends compte que les réponses sont plus accessibles et plus directes à l’intérieur! Cela m’est plus facile quand je considère la notion du « nous sommes tous un »: toute la création, la conscience universelle. Je vois pourtant chaque individu comme unique, avec un objectif de vie et un talent particulier (à trouver!). Je nous vois tous indépendants les uns des autres mais totalement dépendant de nos relations. Nous ne pouvons être ce que nous sommes que parce que les autres existent, sont différents, et interagissent avec nous. Lorsqu’une personne apporte une aide à une autre, je pense qu’il ne faut pas considérer l’aide à sens unique… Je le vois plutôt comme une entraide mutuelle, les besoins sont satisfaits de part et d’autre: la beauté d’un don n’existe que parce qu’il y a quelqu’un à qui donner. Au final nous sommes tous des maîtres les uns pour les autres!

Je dois vous avouer que je me nourris encore de livres et d’inspiration extérieurs mais je ne me sens pas collé à une doctrine.
Je suis libre! Libre de penser, libre de croire ou non, libre de changer d’idée, libre de choisir qui je veux être.

Pourtant je ne suis pas libre de serrer mes proches dans mes bras, je ne suis pas libre d’aller randonner dans la nature à pied, je ne suis pas libre de me couvrir seul si j’ai froid la nuit, je ne suis pas libre de me gratter la tête ou les oreilles avec les mains, je ne suis pas libre de me lever seul la nuit pour profiter d’un moment calme afin que je puisse lire ou écrire sur ce blog…  En fait si ! Car je suis libre de voir ces « contraintes » comme des problèmes ou des opportunités et je suis libre de guérir!

Je pioche dans mon expérience ce qui me convient le mieux, j’observe et je m’inspire de tout ce qui m’entoure!

Donc peu importe la maladie, je me sens beaucoup plus libre qu’avant le diagnostic. La circonstance de la maladie n’est qu’un moyen que j’ai visiblement choisi pour me libérer!…
La maladie ou la guérison ne sont que des outils, ce ne sont pas des objectifs pour moi; je recherche plutôt le sentiment le plus élevé que je puisse trouver sur mon chemin, le reste suivra….

J’arrête là cet article car je ne fais que lui apporter des retouches et des ajouts, je me cherche, la notion de liberté me fait toucher un point clé dans mon évolution, je me pose plein de questions tout en restant plein d’espoir!
Prenez soin de vous et à bientôt.

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