Petit rien qui compte!

Dans le cadre du handicap que je vis, je note que ce sont les petits détails qui font la différence. Par exemple lorsqu’on me couche pour dormir je réclame plein de petites choses pour mon confort, car ensuite je ne peux rien changer par moi-même, je ne peux pas me gratter, je ne peux pas bouger beaucoup, je n’ai plus beaucoup de chair: un pli de pyjama dans le dos peut être très gênant, etc.

Merci à ceux qui m’entourent et en particulier à ma chérie que je sollicite beaucoup. Bien sûr je peux supporter une petite gêne et patienter pour éviter de déranger, ça m’arrive souvent mais d’un autre côté il ne s’agit pas que je manque de sommeil car sinon ça impacte le lendemain sur l’énergie dont je dispose pour vivre en fonction des libertés qui me restent! La peau est fragile, le dos est faible, il s’agit de se préserver. J’ai peu de marge de manœuvre physiquement tant que je n’ai pas encore utilisé ma guérison… 😉

Je pense aussi aux personnes âgées qu’on peut parfois trouver pénibles quand ils sont dans la dépendance, avec leurs petites habitudes, leurs petites manies…
Elles cherchent peut-être simplement à exister! C’est peut-être ce qui leur permet de garder de la volonté, ça fait des repères. Et pourtant les aidants sont à considérer au même titre, je pense que les besoins de chacun doivent être entendus, par l’échange, par le respect, la tolérance et la compassion.

Ça n’engage que moi 🙂

Une réflexion au sujet de « Petit rien qui compte! »

  1. Si seulement toutes les personnes travaillant dans le cadre de la santé dans les instituts, pourraient se rendre compte de ce que tu dit.
    Tu sais j’ai réfléchi pourquoi je ne faisais pas ce métier, moi qui est beaucoup d’empathie pour autrui. En fait je pense vraiment me connaissant que je pourrais m’empêcher de me rendre malade, du fait qu’il faille toujours privilégier le rendement.

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