Presque végétarien, suite

Je viens compléter l’article précédent « presque végétarien » avec quelques réflexions personnelles récentes sur le sujet:
Je précise tout de suite qu’il m’arrive encore exceptionnellement de manger de la chair animale, surtout par peur compte tenu de la maladie de Charcot que l’on m’a diagnostiqué ( selon les recommandations médicales actuelles au sujet de cette maladie, voir ce document ). En dehors du contexte de la maladie (et encore j’en viens maintenant à ne plus considérer l’excuse de la maladie comme raison valable) je continue de mener une réflexion personnelle en espérant me faire une opinion précise à ce sujet. Voici donc les conditions actuelles que je mettrais à la consommation de chair animale:

  • L’animal doit avoir été bien traité, maintenu en bonne santé,
  • L’animal ne devrait pas avoir souffert.
  • L’alimentation de l’animal devrait être respectueuse de l’environnement et ne pas avoir d’origine animale elle même ! (pour les herbivores)
  • Je ne conçois de manger un animal que si je me sens capable de le regarder les yeux dans les yeux et de lui dire: « excuse-moi, je te retire la vie mais c’est pour me nourrir, merci pour le don de ta chair ».
  • Je ne conçois d’avoir recours à la chair animale que si c’est nécessaire pour ma santé ou ma survie.
  •  Les végétaux sont aussi des êtres vivants mais je les place sur un autre niveau de conscience que les animaux, bref il faut bien se nourrir et je préfère consommer des êtres vivants avec lesquels je conçois moins la possibilité d’avoir des relations  ou de l’affection… Cette réflexion n’empêche pas d’avoir du respect pour le végétal quand on le coupe ou quand on s’apprête à le consommer, c’est-à-dire exprimer une sorte de gratitude avant de passer à l’acte. Mais je ne me sens pas tellement légitime pour juger de tout ça sur des bases objectives, je me fie donc à mon intuition subjective, ainsi je me sens en accord avec moi-même.
  • D’un point de vu plus spirituel, je commence à prêter attention à ce que l’on appelle la loi naturelle de cause à effet: « Tout effet provoqué finit par être ressenti par le Soi. » ou « Tout ce que tu fais vivre à un autre, tu en feras un jour l’expérience. » ou « on Récolte ce qu’on Sème »… Est-ce que ça s’applique aux animaux??

Il me vient maintenant une autre question: à quelles conditions je me sens capable d’acheter de la viande pour un autre? Pour l’instant ça ne me pose pas vraiment de problème, ça reste à l’état de réflexion… Mais j’aimerais bien me faire une opinion là-dessus! Pour de la viande élevée dans de mauvaises conditions j’ai déjà des scrupules.

Rien ne sert de se prendre la tête si ça mène à de la culpabilité! Je considère que la peur et la culpabilité sont contre-productives. Donc je précise que je mène ces réflexions avec un certain détachement. Je tâche par conséquent de ne pas juger, quelles que soient les pratiques et les habitudes de chacun.

Voici une petite vidéo très intéressante de 3 minutes sur la Dissonance Cognitive – « la capacité de l’humain à se fabriquer des petits arrangements » (merci Françoise pour cette formule 😉 ) :

https://www.youtube.com/watch?v=8FbQCQgqNFI

Vous l’aurez compris, plus je me renseigne et plus je me pose des questions sur la consommation de chair animale, moins j’ai envie d’en consommer!
Mais si je partage Ma réflexion, je ne juge nullement ceux qui en consomment, il y a peu de temps je me régalais avec de la bonne viande, j’avais peu de temps pour y réfléchir et je ne prenais pas la peine de me renseigner. Je ne faisais pas plus de différence entre consommer une saucisse et consommer une patate!

Et puis chacun son chemin, il n’y a pas à juger l’ordre dans lequel on vit les expériences de la vie ou les prises de conscience, de la même manière que les bébés n’ont pas d’ordre précis entre sortir les dents, marcher, devenir propre, sourire, etc. Ça me fait penser que l’éducation nationale imposait jusqu’ici un rythme un peu trop stéréotypé à nos enfants, sans tenir compte de leurs différences de besoins.
Mais je reconnais qu’il est malgré tout tentant de juger son prochain à partir du moment où on croit avoir compris un enseignement… Pardon donc si ça m’arrive! Mais soyez indulgent si je suis enthousiaste à partager mes choix… Je vais tâcher de rester dans le respect.
Je me mets tout ça en méditation! 😉

Enfin : 5 dilemmes végétariens auxquels on ne pense pas quand on arrête la viande

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