Presque végétarien

Je deviens végétarien: 😉

Déjà, pourquoi je mange de la viande ?
Car c’est dans ma culture ? Par habitude ? Par envie, par besoin, par instinct ? Parce que j’aime ça ? Pour ma santé ? Par éducation ?

L’article sur Wikipédia à propos du végétarisme m’a paru bien détaillé pour me faire une idée.

Il y a quelques années, j’ai commencé à me poser des questions sur le mode de production de la viande et en particulier sur la production de viande industrielle ( rien que l’association des mots « viande » et « industriel » me fait frémir ): ce n’est ni respectueux pour les animaux ni respectueux pour l’environnement et la planète!
Je n’ai pas creusé le sujet du végétarisme tout de suite, peut-être par peur de ce que j’allais découvrir, je me suis donc rabattu dans un premier temps sur de la viande de petits producteurs locaux afin de me donner bonne conscience. Ceci combiné avec une limitation de la quantité que je consommais, je pensais répondre en partie au problème de l’impact environnemental.

Sur le volet environnemental justement quelques exemples (source wikipedia et ):

  • L’élevage et l’alimentation pour l’engraissement du bétail utilisent 78 % des terres agricoles mondiales260. Avec un hectare de terrain consacré à la culture de fruits et légumes, on peut nourrir trente personnes, mais cinq personnes seulement si ce même hectare est utilisé pour produire des œufs ou de la viande blanche, et beaucoup moins si l’on ne produit que de la viande rouge261. Il faut d’ailleurs 7 à 10 kg de protéines végétales pour faire un kilogramme de protéine animale262.
  • La nourriture consommée par le bétail mondial permettrait de nourrir 8,7 milliards de personnes, soit plus d’humains qu’il n’y en a sur Terre3. En outre, la production de viande demande des quantités d’eau importantes (10 000 litres pour produire 1 kg de bœuf4) et d’espace, et génère beaucoup de pollution5. Selon un rapport publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalent CO2, atteignent 18 % et sont donc plus importants que ceux produits par les transports.
  • 38 % des forêts de l’Amazonie ont été détruites pour l’engraissement des bovins259 et au moins 100 espèces disparaissent chaque jour en raison de la déforestation
  • « Pour 500 grammes de crevettes, 13 kg d’autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer. Dans le cas de la pêche au thon, 145 autres espèces non visées sont également tuées de façon régulière [en particulier les dauphins, qui se trouvent généralement au-dessus des thons, dauphins ainsi tués broyés dans les winchs avec les thons28]. »

J’aurais pu agrémenter mon article de liens sur Internet à propos de la condition animale dans les élevages industriels mais je laisse le soin chacun de faire sa recherche en toute honnêteté 😉

Je m’interroge maintenant sur la légitimité de tuer un animal pour me nourrir:

  • Une chose est sûre: ce n’est pas indispensable, il y a maintenant suffisamment de littérature sur le sujet! Je retiens toutefois qu’il faut faire attention à ne pas manquer de vitamines B12. Certains peuples en Inde sont végétariens depuis la préhistoire (cf wikipedia).
  • Je pense qu’il n’y a pas de raisons éthiques à imposer, que c’est à chacun de se poser la question sur la valeur de la vie d’un animal, je ne porte aucun jugement sur les choix de chacun à cet égard. Ma position est de dire que puisque ce n’est pas indispensable, je peux éviter de mettre fin à la vie d’autres êtres vivants. j’ai par ailleurs une part de moi-même mais qui ne cautionne pas l’élevage de l’animal uniquement pour sa chair, le risque est grand de le considérer comme une marchandise et non comme un être vivant sensible…. Bien sûr, certains peuples ne peuvent pas faire autrement que de manger de la chair animale du fait de leur mode de vie et de leur environnement et cela ne me gênerai pas de faire comme eux si j’étais à leur place.

Encore une fois, c’est mon choix, je respecte le choix de chacun mais je trouve le sujet intéressant à étudier 🙂 .Là où je me positionne ouvertement de manière critique c’est sur l’aspect environnemental et les conditions de vie des animaux dans les élevages industriels….  Il faut tout de même regarder la réalité en face. Mais ce qui est bien ou mal est relatif: certains peuples élèvent des chats et des chiens pour les manger d’autres des lapins et des agneaux, le fait que ce soit choquant dépend de la culture!

Et le végétalisme alors ?

Là on enlève tous les produits issus les animaux qu’ils soient morts ou vivants: donc pas de produits laitiers, pas d’ œuf, pas de miel…. Jusqu à y regarder de plus près ces jours-ci je ne voyais pas le problème à manger ces produits et je ne suis pas encore tout à fait convaincu mais je note les arguments suivants (pompé sur wikipedia):

  • Ils mettent en avant le fait que les productions de lait et d’œufs sont en pratique toujours associées à la production de viande.
  • En effet, en élevage laitier, la naissance des jeunes est nécessaire au déclenchement de la production lactée ; or seule une partie des jeunes femelles peut être utilisée pour le renouvellement du troupeau, l’autre partie ainsi que les jeunes mâles sont élevés et engraissés pour leur viande.
  • De même, en élevage de poules pondeuses, les poussins mâles sont tués à la naissance car inutiles au renouvellement du cheptel, et les femelles ne produisent suffisamment d’œufs que pendant un nombre d’années limité, elles sont donc aussi réformées et abattues pour leur viande après quelques années.
  • Dans ces deux types d’élevage les mâles qui naissent ne sont pas gardés vivants et utilisés pour la reproduction car, dans la grande majorité des cas, les éleveurs ont recours à l’insémination artificielle avec la semence d’un nombre restreint de reproducteurs sélectionnés.
  • Les végétaliens mettent également en avant les souffrances inhérentes aux conditions d’élevage : poules en batterie souffrant du manque d’espace, poussins mâles des races pondeuses broyés vivants, séparation des veaux, agneaux et chevreaux de leurs mères quelques jours après leur naissance. Parfois, c’est de manière plus générale le refus de cautionner moralement l’exploitation des animaux qui est à l’origine de cette pratique alimentaire, qui peut alors s’inscrire dans le véganisme et l’antispécisme.
  • L’athlète américain Carl Lewis fait partie des sportifs végétaliens8.

Et dans le contexte de la maladie de Charcot?

la maladie introduit des désordres métaboliques: en particulier la perte de poids, un hypermétabolisme, une intolérance au glucose et une hyperlipidémie…. source: Prise en charge nutritionnelle dans la sclérose latérale amyotrophique

« Il est recommandé d’absorber des protéines et des graisses animales pour favoriser au mieux le renouvellement musculaire
….
sur le plan biochimique, les graisses d’origine animale sont les substrats privilégiés des fibres musculaires lentes»

Je reste donc prudent quant à l’application d’un régime végétarien strict dans le cadre de la maladie!

Quelques citations inspirantes pour conclure:

« Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroître les chances de survie de la vie sur la Terre, qu’une évolution vers un régime végétarien » – Albert Einstein198.

« Jamais je ne consentirais à sacrifier au corps humain la vie d’un agneau. J’estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l’homme contre la cruauté humaine21. »Mahatma Gandhi.

« L’humanité envers les animaux inférieurs est l’une des plus nobles vertus dont l’homme est doté, et il s’agit du dernier stade du développement des sentiments moraux. C’est seulement lorsque nous nous préoccupons de la totalité des êtres sensibles que notre moralité atteint son plus haut niveau. […] L’animal, bâti comme nous, souffre comme nous, trop souvent de nos brutalités. Celui qui, sans motif, fait souffrir les bêtes, commet une action barbare, je dirais volontiers « inhumaine », car il torture une chair, sœur de la nôtre, il brutalise un corps qui partage avec nous le même mécanisme de la vie, la même aptitude à la douleur. » — Charles Darwin, La descendance de l’homme et la sélection sexuelle

« Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau ne constitue pas une raison justifiant qu’un être humain soit abandonné sans recours possible aux caprices de quelqu’un qui le tourmente. Un jour viendra peut-être où on reconnaîtra que le nombre de pattes, la villosité de la peau ou la terminaison de l’os sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible au même sort. […] Un chien ou un cheval adulte, est, au delà de toute comparaison possible, un être plus rationnel, et aussi plus apte à la conversation, qu’un nouveau-né d’un jour, d’une semaine ou même d’un mois. Mais, à supposer même qu’il en soit autrement, que s’ensuivrait-il ? La question n’est pas : « peuvent-ils raisonner ? » ou « peuvent-ils parler ? » mais : « peuvent-ils souffrir ? » » — Jeremy Bentham, An Introduction to the Principles of Morals and Legislation (éd. 1780)254.

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